Les croix religieuses

Les croix étaient généralement mises sur les chemins d’accès au village. Elles accueillent les passants et leur souhaitent bon voyage à leur départ. Elles sont rassurantes pour ceux qui les voient. Ces croix sont donc des témoins que nous devons sauvegarder.

Elles étaient jadis bien entretenues par la population et les pouvoirs publics. On y venait en procession aux rogations.

Actuellement, on constate un manque d’intérêt pour ce signe. Certaines se dégradent puis disparaissent sans que personne n’y fasse attention. Mon petit mot est donc aussi un appel.

Du temps où la circulation le permettait et lorsque la ferveur chrétienne remplissait les églises, on faisait des rogations durant 3 jours. Ces processions, qui avaient pour but de demander des conditions favorables pour l’agriculture, allaient à ces croix où l’on s’arrêtait pour prier et réciter les litanies.
J’ai répertorié 5 croix sur Chanly. Les trois premières étaient visitées un jour, la quatrième un deuxième jour et enfin la cinquième, le dernier jour. L’ordre pouvait changer.

Une sixième, actuellement disparue, se trouvait dans le domaine (privé) du Séminaire des Pères des Missions Africaines.

La dernière enfin est le seul vestige d’un Chemin de Croix privé qui se situait également dans le domaine du Séminaire.

La croix de Marquatin (Marcatin)

Elle est située sur la bute au-dessus de la place du même nom. Elle est sur un terrain privé jouxtant le numéro 35 de la rue de Marcatin. Quand il fallut partager, la butte fut divisée en deux parties entre les frères, Emile et Adolphe, qui habitaient les deux maisons juste à côté. Il fut convenu que la limite passerait par la croix qui serait ainsi mitoyenne. Elle est en bois et bien ombragée par temps chaud.

Madame Paula Jacques (épouse d’Emile) qui me raconta cette histoire est venue habiter ce quartier après la guerre de 1940. Déjà à cette époque, elle avait toujours entendu dire qu’elle existait depuis longtemps. Paula et d’autres l’ont toujours entretenue et il faut espérer que cela en sera toujours ainsi.

La croix au carrefour des rues Haie Minée et de la Boverie

Une croix se situait au croisement de ces deux rues

Comme l’indique l’intitulé, elle était donc située là où ces deux rues se rejoignent pour aller vers Tchampay (vers autoroute). J’ai employé l’imparfait car elle n’y est plus. Elle était sur le terrain communal. Il y a trois ans environ, j’ai constaté qu’elle était tombée. Je l’ai redressée en constatant que le bois était pourri au pied. Je l’ai enfoncée davantage, mais apparemment, elle ne tint pas. Un beau jour que je venais « prendre de ses nouvelles », je ne l’ai plus vue. Elle avait disparu. Dommage.

La croix rue du Chenays (au-dessus de la résidence du « Val des Seniors » et du « Chêne de Mambré »)

Madame Eva Jacquemin précise qu’initialement, il y avait un calvaire constitué de trois croix de bois en bordure du chemin qui monte vers les « Belles Plumes ». La pente qui y donnait accès était raide et difficile pour les plus âgés. C’est sans doute pour cette raison que l’on en a « redescendu » une de quelques dizaines de mètres. Elle est donc au carrefour de ce chemin et du sentier qui va à la grotte. Les deux autres ont disparu.

Croix de la rue de France

Dans la rue de France

Croix en bois située à droite sur la rue de France en allant vers Halma. Elle était située un peu en contrebas de la maison portant le numéro 69. Elle aurait, selon un voisin, disparu dans les années 1970. On peut toujours voir l’emplacement dans la clôture du jardin qui borde la route. La gloriette qui l’ornait a été remplacée par un buis. La clôture est toujours percée à cet endroit.

Croix de la Boverie

Une croix se retrouvait dans le rue jusqu’en 1960

Cette croix était située à droite de la rue juste avant d’arriver à la maison numéro 17. C’était la croix des Missions. Cette croix de bois (renseignement donné par Mesdames Eva Jacquemin et Marthe Boës, cette dernière étant la voisine du monument) a été retirée dans les années 1960 car elle pourrissait.

Croix ou calvaire privé

Une croix se trouvait près du Séminaire avant l’arrivée du Val des Seniors

Cette croix en bois était située dans la propriété du Séminaire des Missions Africaines. Elle a disparu lors de la transformation de ce dernier en maison de retraite : la résidence du Val des Seniors.

Chemin de Croix des Pères du Séminaire

La croix se délabre mais tient toujours

En face de la grotte Notre Dame de Lourdes, en allant vers la route de Mirwart à travers bois, les Pères du Séminaire avaient jadis installé un chemin de Croix en plein coteau. Un sentier très sinueux et faisant une boucle en reliait les 14 stations. Il y avait apparemment 13 petites croix de bois et une plus grande (2 m) au sommet. Si les petites n’existent plus, la grande est toujours là, mais sans Christ. Le montant et la traverse portent toujours les points d’attache du Christ qui devait être assez grand et Sa silhouette semble encore apparaître sur le montant. Le socle est en pierres maçonnées. Combien de temps va-t-elle encore subsister ? Le sentier est déserté et la Croix se délabre inexorablement.

Merci à Guillaume Tavier de me l’avoir signalée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *